CONSEIL LOCAL DE SANTE MENTALE LENS-HENIN

Synthèse par Marc Oeynhausen sur Psycom

cafe stigmeLe stigmate se construit à travers ce que Goffman nomme l' identité sociale virtuelle . Elle correspond aux caractéristiques que nous prêtons à une catégorie de personnes (par exemple les « malades mentaux »), alors que l'identité sociale réelle correspond au véritable profil de la personne.

C'est lorsque l'écart entre l’identité sociale réelle et l’identité sociale virtuelle devient significatif qu'on peut parler de stigmatisation. Le stigmate « représente un désaccord particulier entre les identités sociales virtuelles et réelles » (Goffman, 1975).  C’est un produit social, lié aux interactions entre différents groupes.

Le processus de stigmatisation

Par le biais des représentations sociales , nous établissons différentes catégories de personnes ou groupes (les schizophrènes , les dépressifs , les bipolaires , etc.), auxquels nous attribuons des caractéristiques communes. Parmi la multitude d'informations dont nous disposons par rapport à une catégorie, nous en sélectionnerons certaines. Cette sélection se fera selon un principe de pertinence qui dépend de notre contexte social et culturel. Lorsque nous rencontrons des personnes appartenant à un groupe identifié, nous aurons tendance à leur attribuer d'emblée ces caractéristiques présélectionnées. On nomme ces croyances préétablies des stéréotypes (par exemple: « les schizophrènes sont violents », « les dépressifs manquent de volonté », « les bipolaires sont ingérables »). 

Les représentations sociales liées à ces stéréotypes nous amènent à nous figurer le monde de façon simplifiée. Ils donnent du sens à nos comportements et sont à l’origine d’attitudes stigmatisantes (distance sociale, méfiance, peur) et de comportements discriminatoires (rejet, exclusion).

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