CONSEIL LOCAL DE SANTE MENTALE LENS-HENIN

Gustave Courbet Le DsesprLa peur du fou est, sans doute, aussi vieille que le monde. Elle a donné naissance à nos institutions et à nos idéologies. Longtemps, on a cru que le fou avait quelqe chose de plus que les autres, qu'il était un voyant, un prophète, un possédé.

Aujourd'hui, nous avons plutôt tendance à le considérer comme quelqu'un à qui il manque quelque chose, comme la victime d'une déficience de la "fonction symbolique", du "narcissisme", de "l'espace transitionnel", autant de termes savants qui rejoignent une intuition populaire: il lui manque "une vis", "une case". Mais qu'il soit déficient ou hypertrophié, le fou fait peur. D'où les pratiques d'enfermement et de ségrégation à son égard.

 Par JACQUES HOCHMANN

 

Voir aussi La stigmatisation en psychiatrie