CONSEIL LOCAL DE SANTE MENTALE LENS-HENIN

Jean-Luc Roelandt, Nicolas Daumerie, Aude Caria Ccoms LILLE 2007

 

 

 

 

 

INTRODUCTION

Depuis une vingtaine d’années en France, la qualité des soins est une préoccupation grandissante des pouvoirs publics, des professionnels de santé et des usagers des systèmes de santé. Son évaluation devient un enjeu majeur ; des palmarès des hôpitaux et cliniques sont publiés régulièrement par les magazines grand public ; citoyens, usagers, consommateurs, clients, patients peuvent dorénavant consulter internet et connaître les défauts et qualités des établissements. Si on peut regretter le consumérisme, force est de constater que celui-ci peut avoir des aspects positifs s’il permet d’améliorer la qualité des prestations de santé que tout un chacun peut attendre.

L’évaluation des pratiques professionnelles s’appuie sur la publication de recommandations, conférence de consensus et guides de bonnes pratiques diverses. L’évaluation de la qualité des établissements de santé prend la forme d’une accréditation dont les résultats sont rendus publics. Toutefois, à ce jour très rares sont les établissements de soins qui ont fermés (même temporairement) du fait de réserves formulées suite à une visite d’accréditation. La 3ème phase d’accréditation va concerner les services eux-mêmes, la prise en charge des pathologies ; l’accréditation des praticiens et des professionnels eux-mêmes est en cours.

Les règles de bonnes pratiques contiennent des objectifs de maîtrise des coûts. Moins d’infections nosocomiales, des traitements bien conduits, moins de handicap, des hospitalisations et des soins plus courts, une diminution des arrêts de travail représentent une économie évidente pour la société. (Ceci dans des conditions optimales ne tenant pas théoriquement compte des coûts, tarifications, politiques favorables aux soins curatifs versus prévention etc).

Le credo scientifique est essentiellement celui de l’Evidence Base Medecine(EBM) [1], soit la médecine par la preuve. Pour des actes type Médecine-Chirurgie-Obstétrique il est possible de dégager des standards de bonnes pratiques (en l’absence des complications médicales et dépendances sociales) et de définir grosso-modo, des coûts par actes, avec toutes les limites et pressions que cela entraîne. (…)